Je suis finisher de mon premier ultra : UTHG 96KM 6900D+

Retour sur mon premier ultra, UTHG, qui s'est déroulé ce weekend sur les montagnes de Samoens !!


Une traversé du desert

Go ! 🏁🏁
Après un bisx aux filles qui nous font le plaisir de nous supporter sur cette épreuve on se lance à 3.

DÉPART : Après déjà 1km, je perds Ju qui était pourtant juste derrière. Je me retrouve avec Loïc sur la première ascension. Du pur bonheur, la quasi pleine lune éclaire les reliefs montagneux au loin. On se dit qu’il faudra revenir de jour 🙂. En se retournant on peut observer une belle petite ligne de frontale rappelant la saintélyon.

RAVITO 1 LAC DE JOUX PLANE : On arrive sous la tente ou une ambiance de folie se dégage ! Mais on ne traine pas et on attaque la fameuse descente que tous les bénévoles nous avaient décrite comme dangereuse. Et effectivement c’est casse gueule … du 35/40% dans un mélange d’herbe et de boue. On finit tous sur le cul au moins une fois. Puis le reste déroule plus facilement même si sur un terrain toujours aussi gras. Ce qui me vaudra une belle chute et 2 points de sutures au genou en fin de course.

RAVITO 2 LAC DES MINES DOR : Toujours content mais emprunté par toutes ces descentes on se ravitaille sans trainer. La belle bosse qui nous attendait me sèche. Plus trop de souvenir. Idem pour la descente.

RAVITO 3 COL DE LA GOLESE : J’arrive crevé au ravito. Je me pose sur une chaise vers un feu pour manger, hagard. Un gars à côté de moi vomi… ça va je ne suis pas le seul. Loïc est lui dans une forme olympique et me presse pour qu’on décolle (c’est le monde à l’envers 😀 ça ne se passe pas dans ce sens d’habitude). On attaque les interminables S qui nous amèneront à la plus belle vue de ce trail. Les crêtes de Bostan. Après en avoir profité quelques minutes avec des coureurs on attaque 1400m de D-. Mon dieu que c’est LOOONG. Les cuisses raidissent mais ne flanchent pas. Contrairement à mon mental.
RAVITO 4 LE CRET : Enfin la base de vie ! Rien ne va je suis au bout. Le constat est là : grosse barre en bas du dos dans les montées, tellement douloureux que j’en ai mal au crâne, pas de mental, pas de jus… Heureusement Lo est là pour me remonter le moral. On apprend malheureusement que notre pote a pété ses bâtons au km 10. Chaussettes neuves, T-shirt sec un gros ravito et on repart en baissant la tête et en serrant les dents. Le jour est déjà bien levé. Et avec les premiers rayons du soleil j’entame un travail sur mon mental. A coup de matraquage psychologique j’essaie de me convaincre et me répète : « j’ai pas mal et je suis content » 100fois, 500fois je ne sais pas combien de fois je me le suis répété.



Le plaisir, enfin du plaisir !

RAVITO 5 FOLLY : Ce ravito arrive assez vite mais ce n’est que du liquide. On remplit les gourdes et on décolle. C’est partie pour une ascension au soleil et dans les cailloux ! 11h de courses on accuse le coup, petite pause en haut pour bien manger. Mais on se fait dépasser par deux coureurs …( qu’on reverra assez vite). Les gourdes se vident avec la chaleur. On attaque la descente bien technique jusqu’au ravito ou on espère se refaire une santé.
RAVITO 6 VOGEAILLE : Et … non. Ce point d’eau n’est rien d’autre qu’un tuyau d’eau fraiche… coup dur (adieu coca et st Yorre) mais pas le choix il faut filer jusqu’en bas pour avoir plus … Mais ça ce n’est pas un problème car la forme est de retour et je peux enfin kiffer. La descente dans le cirque se fait facilement, j’en perds le contact avec Loïc alors je ralenti un peu. C’est là que nous rejoignons Lo et les filles

RAVITO 7 LE PELLY : Le plaisir est là, on rigole déconne, je tape même quelques pas de danse sur la musique, on décolle pour l’avant dernière montée. Je reprends les rênes de la course car c’est maintenant mon pote qui souffre. On rattrape les deux coureurs qui nous avaient dépassés et nous arrivons ensemble au ravito de Sixt.

RAVITO 8 SIXT FER A CHEVAL : Il ne faut pas négliger la nutrition il reste quand même 18km et 1000D+. A ce ravito nous sommes alors 5 de l’UTHG et avec la forme on recommence à être joueur et à calculer comment gagner des places. On sait qu’en montée on devance les coureurs, c’est en descente ou ils ont l’air d’être plus frais. C’est au prochain ravito ou une carte est à jouer ! On avale le D+ comme prévu et arrivons en tête de tous ce petit groupe au dernier ravito.

RAVITO 9 LAC DE GERS : On applique alors notre stratégie : gourde remplie, banane dans les mains et on trottine, sans pose ! On va alors courir tous le plat et toute la descente à bonne allure… normalement personne ne pourra nous rattraper ! C’est là qu’un coureur bien sympa qu’on avait réussi à déposer déboule comme une balle (lui aussi en avait gardé sous le coude, il nous confit bombarder à 15kmh depuis tout à l’heure pour nous rattraper) mais ce sera le seul et nous rattraperons nous aussi 2/3 autres coureurs qui étaient devant 🙂 .

ARRIVÉE : On entend enfin le speaker ! On commence déjà à s’auto congratuler : « mon pote : nous sommes ULTRA TRAILEUR ». Un tour sous le pont, un grand tour du lac interminable et on aperçoit l’arche ! Je vois Lo qui nous encourage, mon pote prends ses enfants dans ses bras, nous passons l’arche : nous sommes finisher de l’UTHG et de notre premier Ultra trail !

_____________________J'aime_____________________ 
Les paysages
Les ravitos
Le balisages
L'ambiance

____________________Je regrette____________________
Absence de kiné/osteo à l'arrivée
Pas de bière offerte et un cadeau anecdotique : une visière.






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