La Switchback ISO ringardise par son style et ses technologies la vision que l’on a d’une paire minimaliste !
Check Up complet
Avec un drop de 4mm, une semelle hyper flexible, le strict minimum pour le pare-pierre et un mesh ultra léger, non le doute n’est pas permis !
Côté techno elle brillera par :
- Semelle intermédiaire EVERUN sur toute la longueur
- Semelle extérieur PWRTrac double densité
- Tige dynamique ISOFIT
- Et bien sûr le système de laçage BOA
J’ai donc testé cette paire assez spéciale dans le but de découvrir ses forces et faiblesses sur des circuits training courts jusqu’à des trails de 20km sur les Îles du nord de la Sardaigne. Regardons ça ensemble.
Avant de partir courir
La chaussure a un aspect travaillé et racé. Les effets de gris, noir, blanc sont du plus bel effet et donnent de la profondeur. Les crampons sont en nombre mais leur taille laisse à douter quant à leur usage sur terrain bien gras. La couleur kaki se marie remarquablement avec le reste de la chaussure !
On aurait pu croire à une chaussure assez étroite, mais au final la toebox est assez large et laisse de la place au pied. Elle possède donc un mesh très stylé, mais surtout très fin qui, combiné au système ISOFIT, épouse vraiment bien le pied. Le système BOA est quant à lui très facilement appréhendable : on appuie, on tourne et c’est parti. Adieu les séances où tu es obligé de t’arrêter en pleine descente pour refaire ce satané lacet droit :D
Ici il n’y a pas de top sole (sur-semelle intermédiaire) en EVERUN, dans la mesure où l’intégralité de la semelle intermédiaire est déjà en EVERUN. Un pas en avant donc vers le minimalisme par rapport à son homologue route la Freedom ISO 2. Rajoutez-y une simple semelle de propreté et une centaine de petits crampons ; il en résulte une chaussure avec une extrême flexibilité.
A l'usage
BOA et moi :
Personne ne pourra vous dire le contraire : le système BOA est carrément cool ! Il est possible de lacer sa chaussure à une main, plus besoin de doubler, voire tripler (si si, il y a des marteaux du lacet) vos lacets. Pour serrer légèrement plus, inutile de tout défaire : il suffit de tourner un cran ou deux. Non vraiment c’est grisant et pratique.
Mais il est possible de trouver 2/3 améliorations.
Sur les séances en pleine hiver entre neige/pluie et un bon zéro degré, pas facile d’utiliser la roulette. Vous me direz, avec les lacets c’est aussi compliqué quand on a les mains gelées. Mais justement, vu qu’ici on a le choix du format, pourquoi ne pas changer la forme de cette roulette pour qu’elle soit plus facilement utilisable avec des gants ou des mains gelées.
Comme toute nouveauté on se pose également la question de la solidité… Le plastique va-t-il tenir dans le temps ? Avec le froid/la boue/les cailloux, la roulette ne va-t-elle pas coincer ?
Malgré un séjour de deux semaines en mer, et une utilisation dans la neige et même un passage test d’une nuit dans le congélateur (si si je vous assure) le système BOA ne bronche pas et reste fiable !
Sur les sentiers je me suis surpris, lors de mes premières utilisations, à devoir augmenter la tension du système BOA pour me sentir en sécurité. Et le coté délicat et qu’avec un lacet qui n’a aucune élasticité, le réglage entre confort et inconfort n’est pas facile à trouver ; mais après 2/3 sorties on trouve le coup de main.
Seulement pour du trail ?
Une des découvertes totalement inattendue sur cette paire s’est faite lors de mon séjour en Sardaigne.
L’intégralité des matériaux utilisés (mesh, lacet…) sur les Switchback ISO ont la remarquable capacité … de ne pas retenir l’eau !
Elle ne retient donc pas l’eau, l’évacue facilement et se sèche tout aussi rapidement. Il est loin le temps des passages de ruisseau dont on ressort en ayant l’impression d’avoir 3kg de plus sous chaque pompe.
En poussant le raisonnement encore plus loin je suis sûr que cette Switchback ISO pourrait être la candidate idéale pour un SWIMRUN ou toute autre activité humide (rafting, canioning…etc)
Bon ok et sur les sentiers alors ?
Ses caractéristiques citées au début la destinent donc à des sorties au terrain peu accidenté, type chemin de forêt ou gravier. Il est bien sûr possible de partir sur terrain accidenté, mais avec un pare-pierre à l’opposé des Asics Fuji Trabuco 7, il faudra alors avoir le touché léger et sûr d’un Kilian, mais les sensations sont garanties.
L’accroche quant à elle est au finale assez surprenante vu la petite taille des crampons. Et passe finalement à peu près partout. Même s’ils ne valent bien sûr pas les crampons d’une Peregrine ISO bien plus imposants. De plus la Toebox large peut être considérée comme un plus pour certain… ou pas, si vous avez un pied fin comme moi par exemple.
Alors vous êtes convaincu ? On est bien sur un modèle minimaliste ?
Cette paire pourra convenir à la plupart d’entre vous : très flexible, légère et avec un léger pare-pierre. Au pied vous vous sentirez proche du sol avec une folle envie de sauter de pierres en pierres. Mais il est sûr que si vous avez l’habitude des paires ultra renforcées pour des parcours montagnards et à l’amorti certain pour un confort à toute épreuve, les Switchback vont vous surprendre :D.
Personnellement, je n’ai pas regretté un seul instant de n’avoir pris que cette paire pour mes 2 semaines en Sardaigne. Passe partout, elles ont pu m’emmener sur des petits runs sur route, avant de partir sur un chemin, pour finir au bord de l’eau. Et je n’ai pas non plus été obligé de les quitter pour me balader en ville. Non vraiment les Switchback ISO sont les chaussures à tout faire, et je ne me lasse pas de ce système BOA aussi grisant que dans ses premiers jours.
_____________________J'aime_____________________
La techno BOA
La polyvalence de cette paire
Le design made in SAUCONY
____________________Je regrette____________________
Le pare-pierre presque trop léger (et oui je ne cours pas encore comme Killian)






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