CR Trail SoBugey : 44km 2100D+


Retour succinct, sur ces 44km qui ont failli finir par un abandon...mais ça, c'était sans compter sur un partenaire de choc.

30km de bonheur

Cette fois-ci nous étions trois sur la ligne de départ : Ben, Pascal et moi. Et nous avions décidé de faire durer ce trio le plus longtemps possible.
Du coup les 30 premiers kilomètres sont passés vraiment vite à coup de photos et de discussions.

A mi-parcours une grosse descente nous a séparé de Ben, j'ai eu un bon coup de forme et je ne voulais pas laisser passer cette occasion de gagner du temps sans avoir l'impression de forcer.



La montée de trop

Après 2/3 coups de cul j'arrive avec Pascal à l'avant dernier ravito avant l'ultime ascension. On reprend notre souffle, s'asperge la tête avec l'eau d'un ruisseau - il commençait à faire vraiment chaud- et c'est parti.

Sauf que l'on n'avait pas imaginé la montée comme ça. Très raide et à base de petits rochers, l’ascension a été très (trop !) compliquée. Pascal est parti devant avec un bon rythme et c'est à ce moment là que mes deux crampes aux cuisses sont arrivées.
4km de montée c'est long, impossible de contrôler ces crampes, je m'arrête à plusieurs reprises sur le côté, 5min par-là, 3 min par ici...

Au bout d'un moment mon cœur s'emballe, je n'y vois plus bien : obligé de m'allonger de tout mon long sur le bas-côté. Après 5 bonnes minutes de repos j'entends Ben qui m'appelle.
Je suis visiblement tout blanc, à bout de force. Il me file une pâte de fruit et on tente de repartir... impossible de marcher plus de 20m sans m’arrêter.

Il commence alors à mettre ses bras en arrière et ... me tirer. Je titube tant bien que mal, je sais qu'un ravito ne devrait pas tarder.

Une fois au ravito, je commence à me sentir mieux. Je mets un méchant coup à tout ce qui est proposé sur la table. Il y a 5min, j'étais sur le point d'abandonner mon premier trail, mais là je suis prêt à tout donner sur ces 4km de descente !

Ben m'avait attendu, on attaque donc ensemble, tous les feux sont au vert, je repasse même devant Ben. Sans lui je n'aurai clairement pas fini ce trail, je ralentis donc un peu pour qu'on puisse finir ensemble, en beauté : Merci ;) .





Après le semi échec du trail Drôme, j'ai changé deux trois choses qui ont eu un effet certain : des chaussures avec un drop plus important (ici les kalenji Kip Run XT6), une consommation plus régulière de barres énergétiques (mais pas assez fréquente)... 
Mais force est de constater, qu'il y a encore une bonne marge de progression : le prochain sera le bon ;)
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1 Commentaires

  1. Merci d'avoir évoqué ton ressenti. Ce que j'ai lu devrait m'aider à tenir le coup lors du ou des coups dur pendant ma course cette année.

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