
Le jour tant attendu est arrivé ! L'entraînement n'est pas du tout ce qu'il devait être, je sors en effet d'une blessure... Autant dire que l'arrivée de cette SaintéLyon 2015 est loin...très loin...
L'arrivée aux halles
Départ de Lyon à 19h. Arrivé une petite heure après à Saint-Etienne. Il y a du monde mais les fouilles sont rapides...très rapides (il n'a même pas vu que j'avais un camelback sous mon coupe-vent).
Arrivés dans l'enceinte, on fait les deux halles histoire de jauger l'ambiance. On croise quelques visages connus puis, à 23h40, on se dirige vers l'arche de départ.
L'organisation avait prévu un petit moment sur les récents événements, à notre manière nous avons rendu hommage : applaudissements, toutes les frontales allumées au même moment ainsi que des projecteurs aux couleurs du drapeau français.Arrivés dans l'enceinte, on fait les deux halles histoire de jauger l'ambiance. On croise quelques visages connus puis, à 23h40, on se dirige vers l'arche de départ.
De St Etienne à Ste Caterine avec les jambes...
Le départ est lancé, sans vague visiblement. On trottine tant bien que mal jusqu'à l'arche. Je profite des 9 premiers kilomètres sur route et dans la foule pour ne pas allumer ma frontale run light et ainsi économiser de précieuses minutes.
C'est au niveau du Cret Magat que l'on peut voir pour la premiére fois cette magnifique trainée de frontale. Plus d'un coureur s'accorde quelques secondes pour immortaliser cet instant.
L'arrivée à Saint-Christo-en-Jarez se fait dans la fraîcheur et avec une bonne vitesse : 9,4km/h. Le monde et la petite taille du ravito nous oblige à taper dans la première nourriture à portée de main et à repartir de suite.
On tire jusqu'à Ste Catherine sans trop de difficulté.
Les jambes commencent cependant à être lourdes (tient! Ça vient sûrement de l'entraînement à deux balles ça). Le combat est le même sur ce ravito blindé de monde. On le sais, la vraie SaintéLyon commence après Sainte-Catherine... Quelques étirements et c'est parti.
De Sainte-Catherine à Lyon au mental
Des montées qui n'en finissent plus et des descentes à te casser une cheville (à coup de cailloux et d'argile). Voila comment résumer le chemin jusqu'au prochain ravito. Heureusement parsemé de bénévoles à l'humour toujours aussi malsain :D, et à une vue magnifique au kilomètre 36 au signal de Saint-André.On arrive tant bien que mal à St-Genou avec une vitesse de 5,92km/h. Ben souffre de son genou et émet plusieurs fois l'hypothèse d'abandonner. Je le convainc, après 5min d'étirement, de continuer jusqu'au prochain ravito, "on décidera la bas". Je vide le peu d'eau avec de la poudre TORQ dedans, qui ne passait vraiment plus (des crampes m'ont pris le bide plus d'une fois... je ne pourrais vous dire leurs origines :st) et la rempli à nouveau.
Les 11km qui nous séparent de Soucieu-en-Jarest ont été fait dans la douleur, avec des petites portions de marche dans les montées et un gros arrêt kilomètre 45 pour le genou à Ben, qui décidément, ne voulait pas passer inaperçu. Cette ville laisse place à un ravito spacieux et avec moins de monde, de quoi bien se ravitailler et s'étendre... oui surtout s'étendre ! Les jambes sont devenues de vulgaires bouts de bois !
A la sortie du ravito le soleil commence à pointer ses rayons. Mais c'est aussi le moment où il a fait le plus froid. On enfile alors une 4éme couche. Après s'être plaint du D+ voila qu'on se retrouve à se plaindre du plat de cette interminable ligne droite sur goudron qui nous emmène doucement vers Chaponost. C'est à l'entrée de cette ville que je suis obligé de lâcher Ben, la marche rapide m'est plus douloureuse et fatigante que la foulée d'une course. On s'attendra au ravito. Un saucisson, des madeleines, deux Pepsi et c'est parti pour les 10 derniers kilomètres !
Surmotivé par les messages de mes proches, et content de pouvoir très certainement finir cette course avec Ben nous repartons. Encore quelques coups de cul puis nous apercevons le frère de Ben qui nous encourage, juste avant la belle montée des aqueducs de Beaunant.
Dans la dernière forêt, une personne a littéralement failli perdre la vie. Le sol étant argileux nous glissons tous. On se rattrape alors aux différents arbres sur notre chemin. Seulement un arbre mort s'est écroulé à 10cm de la tête d'un participant. Une 20aines de coureurs se sont arrêtés surpris du bruit. Ouf personne n'a rien, on trace.
On passe devant le musée de Confluence, tout s'accélère. La halle est en vue, dernier virage, l'arche... C'est fini !!! On s'enlace de plaisir, de soulagement. Bref, que c'est bon !!
Une ambiance unique
C'est une sacrée expérience ! Accentué par le fait d'être à deux et de ne pas se lâcher !La distance et le dénivelé sont impressionnants et renforcent notre fierté. Car oui c'était dur et très cassant (tout particulièrement cette année).
LE point négatif est tout de même surprenant pour une course d'une si grande envergure et avec tant d'expérience :
- La taille des ravitos : bien trop petits, il faudra attendre le 4 ème pour pouvoir s'approvisionner sans jouer des coudes.
- La gestion des boissons : rien à manger ou à boire à l'arrivée...enfin si ... de l'eau à la menthe sans goût. Après 72km on demande légèrement mieux.




Encore bravo et merci pour ce récit, qui donne envie de participer à la prochaine édition....ou pas ! ^^
RépondreSupprimerHey hey salut ;) mais si un jour viendra ou tu en auras marre de marathons et HOP tu passeras du coté obscure :D
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