Villé-Morgon sait comment organiser un trail, et je vais vous expliquer pourquoi.
Motivés de 5h à 8h
5h30 le réveil sonne. DUR. Après un thé et quelques biscottes direction l'arrêt de métro Gorge de Loup où m'attend déjà Ben (notre taxi attitré) ainsi que Maud, Ophelie et Eugènie (3 collègues du Lepape Training).Arrivés à 7h30 à Villé-Morgon, on trouve le départ très facilement. Direction la grande salle pour retirer les dossards.
Petit cafouillage pour Ben et Maud, tous deux absents des listes placardées à l'entrée. Après un petit coup de stress, c'est corrigé et nous voila en possession du sésame !
Petit détour par le "zoo" pour admirer paons et biches et hop, on enfile la tenue de combat. Il est 8h10, 20 min avant le départ et il est plus que temps pour un petit échauffement.
On est tellement décontractés, qu'on rate le lancement du départ. La foule avance d'un coup. WHAOU ! C'est déjà parti !! FENIX ON.
Après une grosse montée vient toujours une grosse descente !
Le départ de 8h30 est groupé avec celui du 42 km. Les participants du 12 km ne partiront qu'1 h après nous (je ne le savais pas ... Ca aura de l'importance au 20ème km).Le rythme est déjà bien soutenu. Pour partir tranquille, je demande à Ben que l'on reste ensemble sur les deux premiers kilomètres.
Pas le temps d'arriver à ce 2ème kilomètre que les premières montées apparaissent. Je décide de décrocher pour partir à mon rythme.
A ce moment là, un gars fait déjà demi-tour... Mince, il a dû se faire un truc. 500 m plus loin un autre est arrêté sur le bas-côté entrain de se masser la cuisse. Je lui demande si ça va, il grimace. Ca commence bien !
Jusqu'au kilomètre 8 pas de soucis, les petites montées s'enchainent sans problème au milieu des vignes. C'est en entrant dans la forêt que le rythme en prend un coup. Je dois marcher sur les deux montées suivantes qui sont à plus de 15% de dénivelé.
Avec mon problème de porte-bidon, je suis parti sans eau, en comptant sur les ravitos et sur une météo moins estivale. Mais là, ça commence à être dur. Heureusement, au kilomètre 10, un bénévole nous crie "Allez courage les gars ! Le ravito est à 500 m !". J'ai tendance à me méfier sur ces annonces de distance mais heureusement c'était le cas.
Je ne m'arrête que quelques secondes : un coca, deux verres d'eau, une banane et on est reparti.
12ème kilomètre, arrive la descente tant redoutée. Quasiment 1 km de pente à plus de 15% de dénivelé. Mais juste avant de l'entamer... WHAOU quelle vue! C'est magnifique le Beaujolais !!
Ca descend raide ! Le sol est très sec et technique. Il y a des rochers et des petits éboulis dans tous les sens. Il faut assurer un max pour ne pas se blesser.
Je me dis "Ca y est, j'ai géré ma première partie de course avec quasiment tout le dénivelé positif, il n'y a plus qu'a dérouler!"
Après avoir senti l'odeur du sable chaud étalé dans les vignes, c'est le coup dur physiquement. Plus de jus au 15ème kilomètre ! Je me retiens au maximum dans toutes les descentes. Je sens que si je lâche ne serait-ce que quelques secondes mon attention, c'est la déchirure assurée à la cuisse droite.
Je grimace, mais tiens le coup jusqu'au 20ème kilomètre.
C'est à ce moment que je reçois le coup de grâce ! Je m'étais fait rattrapé par une dizaine de coureurs dans les descentes à cause de ma cuisse qui lâchait, mais jusque là, ça allait. Puis un coureur me passe devant à une allure d'au moins 4:30/km. Puis un 3ème et un 5ème. Arrive après deux féminines. C'est le coup dur, je ne comprends plus rien. Comment font-il pour avoir encore ce rythme ? J'ai si mal géré ma course que ça ?
Je tire tant bien que mal, le moral dans les chaussettes.
Dernier kilomètre, une féminine me talonne depuis quelques centaines de mètres. Un gars lui hurle "Vas-y ! T'es la première ! Bravo!!"... HEIN?! Je comprends plus là ! Il y en a déjà 2 devant moi !!
J'essaie de rester devant, mais elle accélère sur les 200 derniers mètres dans une petite montée (que j'aurais fait à cloche pied habituellement !) et me passe devant.
Je finis au mental. 23km700 : l'arche est là !
La 3éme mi-temps
Une fin de course aussi dur mentalement que physiquement ! Vous l'aurez compris, au 20ème c'était le 12 km qui rejoignait le 24. Et les gars qui passaient à 4:30 étaient les premiers du 12.
La prochaine fois je regarderai ça de plus près !
Ben arrive 7 min derrière moi avec 2h15.
On récupère un peu en discutant avec quelques participantes, verre d'eau à la main. Puis on descend à la cave récupérer la bouteille de Beaujo.
On continue la découverte de la cave direction le "bar" pour faire valoir notre coupon "Dégustation d'un vin du Morgon".
Les filles arrivent quelques minutes après avec 2h44 pour Ophelie, 2h46 pour Maud et 3h16 pour Eugénie en larmes. Elle est allée jusqu'au bout!
On se remet de nos émotions et direction la cantine ! Purée maison, porc, vin, eau gazeuse et soleil. ROYAL !
Le bilan est ultra positif : organisation du tonnerre, bénévoles et supporters nombreux et motivants, paysages magnifiques, des récompenses super sympas, un repas convivial. Bref un dimanche fatiguant mais oh combien satisfaisant !

Tu es convaincaint mec, je le fais si je suis dans le coin l'an prochain. Laurent Broc*H*ard par contre, respect a la grande equipe FESTINA ....
RépondreSupprimerJe ne suis tellement pas cyclisme que j'ai écorché le nom d'une légende ... toutes mes excuses ^^
RépondreSupprimerTu ne le regretteras pas! C'est quoi tes trails favoris dans le coin ?
Enregistrer un commentaire